mardi 16 avril 2019

Nina - Kinopolska


Nous étions ravis de découvrir que Kinopolska se déplaçait pour la première fois à Marseille nous présentant "Nina" à la Baleine. Une histoire d'émancipation féminine réalisée par Olga Chajdas. 







mercredi 16 janvier 2019

Avant-garde // Katarzyna Kobro et Władysław Strzemiński


Une sublime exposition au Centre Pompidou illustrant le rôle clé du couple formé par Katarzyna Kobro et Wladyslaw Strzeminski dans l'avant-garde polonaise et la promotion de l'Art moderne : à travers le travail du duo dans l'élaboration des collections du Musée Sztuki de Lodz,  les structures spatiales à l'esthétisme constructiviste de Kobro et la peinture uniste de Strzeminski.








jeudi 15 novembre 2018

Ladislav Bielik au MaMo





L’Homme au torse  nu devant  un char des  envahisseurs,  symbole de la résistance non-violente contre l’occupation de la Tchécoslovaquie en 1968, est exposée ces jours-ci au Mamo auprès d'autres images emblématiques du photojournaliste Ladislav Bielik. L'exposition est organisée par l'Institut Slovaque dans le cadre des 50 ans de l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie. 

A l'image des célèbres photos du pragois Josef Koudelka, les clichés de Bielik constituent l'un des principaux témoignages sur le vif de l'écrasement du "socialisme à visage humain" expérimenté dans la seconde moitié des années 1960 en Tchécoslovaquie. 

Outre le symbole universel de la résistance passive à l'opression et du dévoiement du pouvoir des soviets, dont les tanks pointent la poitrine nue d'un ouvrier, ces photos soulignent ce qui meurt à l'été 1968 : une parenthèse de liberté - artistique, musicale, politique, sexuelle, d'autant plus précieuse qu'à la différence des mouvements de l'année 1968 en Europe occidentale, elle embrase toute la société et intervient après les années sombre de la période stalinienne. Plus dur sera le réveil.










Crédit photos // Ladislav Bielik - Peter Zupnik


mardi 21 août 2018

21 août 1968, 0 heure


En ce 21 août, on commémore les cinquante ans de la répression du Printemps de Prague, en 1968. Curieux de célébrer un printemps à la fin de l’été, et une parenthèse enchantée de libertés le jour où elle prit fin, dans le fracas des chaînes de 6,000 tanks du Pacte de Varsovie. 6,000 : ce chiffre m’a toujours semblé fantasmatique. Il est pourtant la juste mesure du traumatisme causé. 

En cette année 2018, l’Armée américaine n’en a pas autant, et son homologue française n’en compte que quelques centaines, alors 6,000 pour envahir un pays qui compte alors 15 millions d’habitants, on imagine l’effroi. Passé à la postérité grâce aux célèbres photos de Koudelka, ce sentiment ne dit cependant rien des mois précédents, du big beat au son des guitares électriques Jolana dans les salles enfumées des maisons de la culture de province. Rien des auteurs proscrits que l’on redécouvre avidement, de la censure qui disparaît comme par enchantement, du cinéma (celui de Menzel, Herz ou Forman) qui se fait soudain caustique et formellement très libre, contre tous les canons esthétiques du régime…

On a tous une période de l’histoire que l’on aurait aimé vivre, parce qu’épique, héroïque ou esthétique. Moi, j’aurais aimé vivre le printemps de Prague. En Bohême, le printemps est toujours une délivrance, celle des jours où d’un dégel interminable, on passe soudain aux arbres chargés de fleurs. Des jours qui se font sans fin à mesure que les jupes raccourcissent et que la bière étanche la soif. Ce printemps 1968 ressemblait aux autres, à ceci près que le dégel était aussi culturel et politique. Tout ce que le printemps apporte d’ordinaire : le renouveau, la liberté de mouvement, une libido au diapason, mais puissance mille. 

Parce que soudain, les frontières – celles du pays, de la création ou du langage – tombent d’elles-mêmes. Parce qu’une jeunesse éduquée s’aventure sur des terrains la veille encore prohibés : musique, design, avant-garde. Parce que l’illusion de renaissance du printemps devient alors bien réelle. Tous mes ami-e-s tchèques ayant vécu cette parenthèse (c’est-à-dire souvent les parents de mes amis), se souviennent presque jour par jour de ces mois de liberté. Parfois presque rien : le plaisir de lire autre chose, un soudain appétit pour les débats publics, une histoire d’amour née au détour d’une discussion politique, un voyage à l’Ouest, un film, une pièce de théâtre… Tous, aussi, se souviennent du 21 août, qui les surpris à Prague (rarement), à la campagne (souvent) ou à Paris ou Rome (parfois). Et de la gueule de bois de 20 ans qui suivit, sombre et triste autant que ce printemps fût lumineux et inoubliable.




Crédit photos // Jozef Koudelka

mercredi 15 août 2018

SURPLUS

SURPLUS, des pièces réalisées par l'artiste multidisciplinaire Magda Buczek en réutilisant des textes issus de ses œuvres et imprimés sur des vêtements recyclés. Produits de l'excès dans l'industrie de la mode, ils redeviennent des articles uniques qui interpellent... Quelques photos prises lors de notre soirée BRUTAL















Crédit photos : SLAVIA Kolektiv
Emilie Crambes // DJ Set Maoupa Mazzocchetti // Clarissa Schumacher

Les 100 ans du design tchèque


Dans le cadre des festivités du centenaire de la République tchèque, le Centre tchèque de Paris présente au public une rétrospective du design depuis 1900. A découvrir sans faute avant la fin de l' été! 






jeudi 2 août 2018

La Pologne fantasmée - Lucas Olivet - Arles 2018





"Quand à l'action ça se passe en Pologne, c'est à dire nul part"

Alfred Jarry - Ubu Roi


Frontières et nations en mouvement, légende d'Andrzej Tadeusz Bonawentura Kosciuszko et terre de diaspora, captées par le photographe Andrzej Tadeusz 












Crédit photos // SLAVIA KOLEKTIV