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dimanche 7 juin 2015

Quand Henryk Sztaba rencontre Le Corbusier

Tandis qu'exégètes et contempteurs s'écharpent à propos de la dernière rétrospective dédiée au Corbu à Beaubourg, nous avons profité d'une visite à un ami résidant à la Cité Radieuse, pour nous amuser à prendre en photo les chaises de Henryk Sztaba.  

Et voici le résultat! Une explosion de couleurs mettant en avant l'inspiration moderniste de cet icône du design polonais de 1968. 

Un jeu de courbes et de fils d'acier et comme le hasard fait bien les choses, un caddy de supermarché abandonné nous attendait dans le jardin, comme un clin d'oeil au travail de Sztaba, concepteur en chef d'une usine en Basse Silésie produisant paniers et chariots pour les supermarchés. 

C'est avec le même fil d'acier, que Henryk Sztaba créera ce modèle mythique… 

Quand Henryk Sztaba recontre Le Corbusier!
































Si vous aimez Quand Henryk Qztaba recontre le Corbusier,  vous aimerez peut-être Le Ventre de l'Architecte  et Une Cité si radieuse



Crédit photos // SLAVIA VINTAGE


jeudi 10 octobre 2013

Au coeur de la Cité Radieuse - Marseille


L'Unité d'habitation du Corbusier (édifiée entre 1947 et 1952) est un passage obligé si l'on vient découvrir Marseille 2013. 

Dans ses rues intérieures on peut  trouver une boulangerie, une librairie spécialisée, un hôtel et même un restaurant : 
une adresse gastronomique étonnante, Le Ventre de l'architecte !

Ce restaurant, hors du temps, rend à la fois hommage à le Corbusier et au film éponyme du réalisateur Peter Greenaway. Mais aucun risque, vu le calme du lieu et la finesse des plats de souffrir des mêmes maux que le personnage principal Stourley Kracklite










Dans ce cadre, on est surtout séduit par la sobriété de l'intérieur. L'atmosphère est intime et élégante, jouant avec les matières (marbre, bois, béton) et une gamme de couleurs marquée par le noir.

la chaleur du bois, se rajoutent les éclairages indirects des lampes "Pipistrelle" et "Laroche" et les formes ondulées des chaises scandinaves.

Le plus étonnant, la sensation d'espace dûe à sa configuration en double hauteur et à la vue  illimitée de sa terrasse sur les îles du Frioul. 

Mais le plus inoubliable est sans doute de découvrir dans cette atmosphère intemporelle, la carte créative de Jérome Caprin! 








Crédit photos // SLAVIA VINTAGE

mardi 5 mars 2013

Marseille 2013 : Une cité si radieuse / Le Corbusier in Marseille


Quand on a la chance de pouvoir accéder librement à un bâtiment tel que la Cité radieuse, il ne faut surtout pas s'en priver! Prendre le temps de parcourir et re-parcourir  avec attention les différents étages, en s'attardant dans la rue centrale. Accompagner des amis venus de loin à l'Hôtel Le Corbusier, dont les chambres, au quatrième, respectent la configuration d'origine, simple et fonctionnelle, en faisant pour la énième fois le plan d'y dormir un jour. Déjeuner au (dans!) le bien-nommé restaurant Le ventre de l'architecte – d'après le film éponyme de Peter Greenaway. Déambuler le long des bureaux peu à peu investis par des cabinets d'architectes et des galeries de mobilier signé, faire une pause à la librairie d'archi, acheter quelques bonbons à la petite boulangerie toujours en fonctionnement et demeurée dans son jus 1950s – y compris le four en fonte… 













Dans ce bâtiment conçu après-guerre par Le Corbusier comme un village vertical, rien ne devait manquer. Du coup, le toit-terrasse, dont les formes ondulées font autant songer à celui de la Pedrera, de Gaudi, qu'au pont supérieur du paquebot France, accueille une école maternelle, une petite piscine pour enfants, un auditorium de plein air, un gymnase… offrant, privilège marseillais, une vue sublime qui embrasse toute la baie, depuis les Goudes jusqu'au terminal passager où accostent d'autres sortes de paquebots.

Sous la lumière crue du Sud, le béton troque le gris ruisselant qu'on lui connait sous d'autres latitudes pour une blancheur digne de l'autre côté de la Méditerranée. Etendue sous le grand ciel, au bord de la petite piscine, on se prend à songer que des quatre "Unités d'habitations" édifiées par l'architecte en France, seule la "Maison du fada", comme l'appellent affectueusement les Marseillais, mérite son titre de Cité Radieuse.













Il y a trois ans, le gymnase (ci-dessus) est devenu la propriété d'Ora-ïto, le designer prodige et prodigue originaire de Marseille. Amoureux de sa ville, il a également acquis le phare du Planier, au large de la baie, pour en faire une résidence d'artistes. Désormais au 7ème ciel de la cité radieuse, il en a fait restaurer le toit-terrasse, et compte ouvrir une librairie dédiée au Corbu et un espace de création. 

En attendant, on peut lézarder sur la terrasse au soleil ou suivre des cours de gym suédoise au grand air, avec vue sur la baie: un cadre inspirant pour oublier l' effort! 


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Crédit photos // SLAVIA VINTAGE