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mardi 18 février 2014

ART DÉCO : 1925 Quand l'Art Déco séduit le monde


Si vous avez l'occasion de passer à Paris dans les prochains jours, faites vite un petit détour au Trocadéro pour découvrir l'exposition : 1925 Quand l'Art Déco séduit le monde. Depuis 1975, on n'avait pas organisé une rétrospective aussi conséquente! On nous dévoile l'origine de cette esthétique, l'impact de l'Exposition internationale de 1925 et l'ampleur de la diffusion de ce style géométrique, moderne et raffiné, de Hanoi à Rio!

Une expo faite pour mieux savourer  le retour du Style Art Déco dans de nombreux bars et restaurants parisiens : l'Hôtel Paradis, la Compagnie des Vins surnaturels, Regine club (miroirs biseautés, imprimés léopards, panneaux laqués, une véritable fusion 70's et 20's pour ce dernier...). Un enchaînement parfait pour une escapade parisienne pendant les vacances de février! Petit aperçu en images...















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Crédit photos // SLAVIA VINTAGE

jeudi 16 janvier 2014

Lloyd Hotel - Amsterdam



Un grand immeuble imposant et austère dénote dans le quartier des Eastern Docklands aux bâtiments design flambants neufs. 

Il s'agit de l'Hôtel Lloyd. Le premier hôtel "atypique" où j'ai séjourné (et qui est devenu ma deuxième maison avec l'hôtel Bazar à Rotterdam)  il y a déjà quelques années de ça, lorsque je travaillais aux Pays Bas. Une sorte de boutique hôtel à l'esprit décalé repris depuis, par d'autres lieux comme le Michelberger Hotel à Berlin ou les ACE hôtels.

Le Lloyd Hotel m'avait tellement marqué par son design intérieur fait de contrastes, son ambassade culturelle et son passé, lourd en secrets, que j'étais très heureuse de pouvoir y séjourner récemment et de le partager. 








Lorqu'on rentre dans cet hôtel on est d'abord frappé par le carrelage gris qui tapisse les couloirs et la réception nichée dans une guérite... Une ambiance surprenante, assez  froide et un rien carcérale, qui n'est pas dûe au hasard. 

Les spécificités architecturales du lieu témoignent de son passé de centre d'accueil. Construit en 1921 par la société Lloyd, il hébergeait les immigrants de l'Europe de l'Est arrivés en train jusqu'à Amsterdam pour partir en bateau en Amérique du Sud.

Le destin de cet immeuble sera lié pendant des décennies à l'attente et à la contrainte : il sera transformé tour à tour en prison par les Allemands durant la Seconde Guerre Mondiale, puis en centre de correction pour mineurs après-guerre... 

C'est dans le début des années 90 que, le lieu, abandonné, finit par héberger des ateliers d'artistes. 









A la fin des années 90, avec le renouvellement du quartier, la mairie réalise qu'il faut réformer le bâtiment et analyse différents projets. Pour le réhabiliter, elle opte pour un hôtel d'un genre nouveau : un hôtel avant-gardiste mariant les genres en proposant des chambres pour tous les budgets, de 1 à 5 étoiles.

L’idée étant que les jeunes artistes puissent s’offrir les chambres les plus accessibles (des petites cabines de bateau avec salle de bain partagée), tout en fréquentant dans les espaces communs (restaurant, librairie...) la clientèle des suites cinq étoiles. 










Le projet aspire à faire du Lloyd Hotel une vitrine du design hollandais, si inventif et ludique, en collaborant avec des artistes locaux et des designers renommés tels que : Jurgen Bey, Hella Jongerius, Studio Job, Wand JeroenIn, Claudy Jongsta, Richard Hutton, Piet Hein Eek, Christopher Seyferth, Tejo Remy sitting, Ineke Hans... 

Cette diversité de designers, plus d'une cinquantaine, et donc de styles,  se traduit dans l'immeuble par un mélange d'esprit fonctionnel et de fantaisie. 

Architectes et artistes participeront au projet, séduits par l'esprit bohème du lieu, la liberté qui leur est donnée et l'accent culturel de cet hôtel intégrant une ambassade culturelle et organisant ,tout au long de l'année, des événements et des expositions.










Ainsi, des espaces de réunion, une librairie et des expositions éphémères se nichent un peu partout.


Dans les différents étages, on tombe sur un jardin botanique un peu déconcertant, des berceaux abandonnés, un grenier, des meubles vintage et contemporains (dont la si belle table Lloyd) posés le long des halls, comme dans l'attente d'un prochain voyage...

On alterne les couloirs tortueux et les salles lumineuses comme le hall central, spectaculaire de par sa configuration et traduisant l'ambition architecturale du quartier en constante évolution.


Dans les chambres, on découvre tour à tour une balançoire, un piano, un lit pour 8 personnes de 6 mètres de large (conçu pour les rocks stars en tournée mais aujourd'hui pris d'assaut par les familles nombreuses!).

Au Lloyd Hotel, le design devient accessible, vivant et ludique. C'est ainsi que des années plus tard, il garde toute sa modernité. Elle fait partie de son ADN. Imaginatif, inusuel, cet hôtel cultive toujours sa différence en liant mélancolie et énergie créatrice.


Recommandé aux voyageurs qui aiment les hôtels atypiques avec une âme...



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Crédit photos // SLAVIA VINTAGE
Photo géraniums provenant du site // Adela Capova

samedi 30 novembre 2013

Parc de Vigeland - Oslo

Vigeland... Un nom qui résonne comme la contrée imaginaire d'un Heroic fantasy ou le royaume obscur d'une légende nordique. 

Le plus surprenant lorsqu'on découvre le Frogner Parc est que ce vaste jardin est certes habité par des centaines de sculptures en granit et bronze mais contrairement à ce que l'on aurait pu imaginer, ces silhouettes ne représentent pas des guerriers et de chevaliers altiers... 

Le sculpteur Gustav Vigeland, très lié à la définition de l'identité nationale norvégienne, consacrera 20 ans de sa vie -entre 1923 et 1943- à traduire dans ses statues (qu'il réalisera seul!), des images loin des allégories glorieuses, des scènes de la vie quotidienne et familiale : les relations père-fils, les couples, les fratries... Des nus de tous les âges, émouvants par leur naturel. 




















Crédit photos// SLAVIA VINTAGE

jeudi 4 juillet 2013

L'âge d'or des cinémas : Le Grand Rex, Le Louxor et La Pagode - Paris


Pour trouver à Paris un peu de fraîcheur quel meilleur choix que 3 salles mythiques pour allier émotions cinématographiques, "Légende" et climatisation!

Tout d'abord, Le Grand Rex avec son immense façade Streamline et son allure de Radio City Hall...




Lors de son ouverture, le  le 8 décembre 1932, une foule élégante en smoking et robes strassées s’y presse.  Pour le Paris-Soir il s'agit « du plus beau temple jamais élevé à la gloire du cinéma. » : la grandeur de la scène du music Hall impressionne, ainsi que  le plafond étoilé de sa salle atmosphérique.

Ouvreurs aux gants blancs, lumières, palmiers et spectacles de claquettes magnifient la naissance de cette salle,  réussite de style « méditerranéo-antique » et extravagance du producteur Jacques Haïk... qui finira malheureusement ruiné.




La Deuxième Guerre mondiale n'épargnera pas le Rex. Le Palace est  requisitionné par les allemands pour divertir les troupes. Mais à la Libération, le cinéma américain ré-envahit les salles et avec lui, c'est le retour des grandes comédies musicales, des stars et des grandes avant-premières comme celle du film « Les Oiseaux » en 1963. Aujourd'hui encore, le Rex est une salle idéale pour découvrir les productions américaines, entouré de l'effervescence des Grands Boulevards et d'une mise en scène remémorant les lancements des classiques du 7ème Art.




Puis au carrefour de La Chapelle et Barbés, se trouve Le Louxor, ré-ouvert il y a juste quelques mois, avec sa façade néo-égyptienne restaurée, composée de têtes de pharaons, scarabés et mosaïques étincelants noir, or et bleu cobalt.





Son inauguration en 1921 sera aussi un véritable succès, avec ses 1200 places, son grand orchestre accompagnant les films muets et son décor oriental majestueux, très en vogue à l'époque - le prestigieux film "Cleopatra", tourné en 1917 par la Fox, ayant marqué les esprits.

Cette immense salle saura évoluer avec l'arrivée du parlant et plus tard, dans les années 50, en diffusant peplums, films noirs et séries B.


Dans les années 70, le Louxor, suit l'évolution démographique du quartier et le changement des mentalités, en orientant de nouveau sa programmation. Il propose des films indiens et arabes en version originale. En 1976 d'ailleurs, un film secoue le Louxor : "Les Chroniques des années de braise" de Mohammed Lakhda-Haminar (palme d'or au Festival de Cannes). Traitant de la Révolution algérienne de 1954, chaque projection suscite des fortes tensions dans la salle.






Dans les années 80, la salle est rachetée par le Groupe Tati qui espère y installer un magasin mais la protection du bâtiment par les Monuments historiques empêche le projet. Le Louxor ne diffuse plus de films et devient une boîte de nuit jusqu'en 1987. C'est alors que la salle ferme ses portes jusqu'en 2013.

Aujourd'hui ce cinéma mythique a retrouvé sa splendeur d'antan avec son bar au style Art Déco, le plafond étoilé de la dépaysante salle "Vallée des Rois" et le style néo-égyptien de la grande salle "La Pharaonne". Un passage obligé pour tout cinéphile venu y goûter l'émotion de la Rose Pourpre du Caire... 





Et finalement La Pagode avec son architecture japonisante et son jardin oriental.




Cette salle n’était pas l’origine un cinéma  mais  une salle de réception offerte en 1896 par le directeur du Grand magasin Le Bon Marché, François Emile Morin à son épouse, passionée par l’Extrême Orient (qui le quittera néanmoins pour son associé l’année même de l’inauguration…).

Ses décors et ses fresques impressionneront les parisiens invités aux somptueuses réceptions, jusqu’en 1927. La salle est alors fermée pendant une période de 5 ans.


En 1931, Les portes de la Pagode s’ouvrent enfin au public. La salle de bal devient salle de cinéma et commence ainsi son engagement cinéphilique. Elle devient une des premières salles d’art et d’essai de Paris et participe activement, dans les années 60, à la Nouvelle Vague. On y diffuse Truffaut, Rohmer, Bunuel, Bergman...

Aujourd'hui, on s' y presse encore pour découvrir le dernier Asghar Farhadi tout en prenant un verre à l'ombre des bambous. 

Le Rex, Le Louxor et La Pagode sont des oasis dans la ville et des salles uniques qui prolongent le plaisir du cinéma bien au-delà de l'écran...





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Crédit photos // SLAVIA VINTAGE

mardi 16 avril 2013

Gatsby le Magnifique F.Scott Fitzgerald / The great Gatsby


Prochaine ouverture du Festival de Cannes le 15 mai : "The Great Gatsby" de Baz Luhrmann... Fitzgerald retrouve la Côte d'Azur qui tant l'inspira et Gatsby revient. 

Gatsby revient toujours.





Parce qu'il est un archétype : celui d'un « caractère », d'abord. 

L'homme venu de nulle part, dont on ne sait rien ou presque, sinon les ombres qui nimbent son passé de mystère, et parvenu si près du sommet qu'il y tutoie ceux dont la naissance est en revanche aussi limpide qu'un pédigrée de chat de race. Proximité factice, évidemment, que trahissent des expressions trop old school pour sonner juste, des manières excessives, une prodigalité extravagante, insolente et finalement, vulgaire. 


Le parvenu magnifique, en somme, auquel on aime s'identifier dans son ascension pour mieux le laisser choir et le plaindre dans sa déchéance.





Mais Gatsby est aussi l'archétype – ou le paradigme – du roman parfait. 

Idéal dans le juste rapport entre son objet (une critique sociale acérée sans être nouvelle), ses proportions, ramassées et concises et son style cinématographique: ponctué d'accélérations empruntées à la vitesse des années Folles et au jazz, bande son d'une décade prodigieuse... 

Parfait aussi parce qu'il constitue la quintessence du talent de Scott Fitzerald. Une œuvre maîtresse, dans laquelle l'auteur prend d'avantage de distance avec les éléments auto-biographiques sans en abdiquer l'essentiel : la quête de légèreté et de flamboyance, l'amour obsessionnel d'une unique femme, l'absolue certitude de la disgrâce et le sentiment aigu de vanité.





Un roman dans lequel Scott Fitzerald, qui vit alors sur la Côte d'Azur une nouvelle crise avec Zelda (qu'il soupçonne – sans doute à tort, de le tromper avec un aviateur français) distille son mal être sans en garder les scories, telles que la propension à recycler situations romanesques et expressions. 

Ne reste que le diamant d'un court roman, non dénué d’ellipses, qui allie une construction savante du récit et des ruptures de rythme et licences cinématographiques (des bribes de conversation, une luminosité particulière, des tonalités éclatantes) si bien rendues dans la version scénarisée par Coppola en 1974 et incarnée – au sens propre, par Robert Redford.





Cette perfection ne frappe pas les contemporains de l'auteur – hormis ses coreligionnaires en écriture, tel Hemingway, qui lui pardonne tous ses égarements et lui offre son amitié inconditionnelle le jour où à l'issue d'une virée éthylique entre Lyon et Paris, il referme Gatsby. 

En 1922, le temps n'est pas encore venu pour un roman ciselé pour le cinéma, dont l'industrie décolle à peine. 

Les ellipses déroutent le lecteur, de même que le point de vue choisi : celui d'un narrateur à la fois proche et lointain. Ou encore l'irruption tardive du héros : « Gatsby, c'est moi » page 81.

Gatsby est donc un échec commercial et lorsque deux décennies plus tard, Scott Fitzerald entame Le dernier Nabab, premier roman à conter l'ascension des majors de Hollywood, il s'est déjà brûlé le cœur et les ailes : 

« Son talent était aussi naturel que les dessins poudrés sur les ailes d'un papillon. Au début, il en était aussi inconscient que le papillon et, quand tout fut emporté ou saccagé, il ne s'en aperçut même pas. Plus tard, il pris conscience de ses ailes endommagées et de leurs dessins, et il apprit à réfléchir, mais il ne pouvait plus voler car il avait perdu le goût du vol et il ne pouvait que se rappeler le temps où il s'y livrait sans effort ». 

Ernest Hemingway, Paris est une fête, Folio, p. 163.



J'ai découvert Jay Gatsby encore adolescente, sous les traits de Robert Redford. 

Je me souviens de la lumière hamiltonienne - souvent si agaçante et nocive pour la postérité de certains films des années 1970 - mais ici idéale pour rendre l'atmosphère d'éternel crépuscule de cette baie de West Egg, à Long island : concentré des différentes strates de la bourgeoisie américaine, celle des descendants du Mayflower et celle née au début de la prohibition, fortunes rapides et suspectes des spéculateurs de Wall Street avant le krach et des bootleggers. 

Je me souviens aussi des tons clairs : ceux des costumes de Gatsby créés par Ralph Lauren, de sa voiture reconnaissable entre toutes, convertie en arme de son destin funeste, des chapeaux de Daisy... De la musique aussi, tantôt proche, tantôt lointaine.


Plus tard, ce que j'imputais alors aux qualités propres du film, j'en ai découvert l'essence dans le roman. Tout comme j'y ai retrouvé l'irritation que me procurais Daisy-Mia Farrow! 



Si la très attendue adaptation de Baz Luhrmann peut ne pas être à la hauteur du joyau qu'est le Grand Gatsby, à cause du goût excessif de ce réalisateur pour la flamboyance... (même si j'ai confiance dans le talent de Leonardo Di Caprio pour apporter de l'épaisseur au personnage), qu'importe!

Les romans de Fitzerald nous tendent les bras : Tendre est la nuit, désespéré et solaire, mais aussi Fragments du paradis, les Heureux et les Damnés ou la Fêlure, plus auto-biographiques : la quête, aussi flamboyante que vaine, de l'éternelle jeunesse d'un couple, ça vous rappelle quelque chose ?

Et avec eux, tous ceux de la Génération perdue qui se font écho, dans la quête éperdue de leurs auteurs d'un sens à leur vie, dans la parenthèse vénéneuse et prolifique de l'Entre-deux guerres.

Je réalise qu'ensemble, ils forment la toile de fond de "Slavia vintage", entre Highball quartet et Derniers nababs...



Autres POSTS sur Scott Fitzgerald:  Tendre est la nuit :en suivant les pas de Scott Fitzgerald   et  Country club


dimanche 10 mars 2013

F.Scott Fitzgerald : Country club

L'univers des "Country club" by F. Scott Fitzgerald... Extraits



« Yanci et son père étaient les deux plus charmants personnages de la ville du Middle West où ils habitaient. Tom Bowman devait la réjouissante vigueur de son teint à vingt ans d'excellent whisky et de golf médiocre. Il avait un bureau, dans le bas de la ville, et s'occupait en principe d'une vague affaire d'immobilier. Mais son primordial intérêt dans la vie, était d'exposer son superbe profil et l' élégance raffinée de ses manières, dans les locaux du country club ».

"Fragments du Paradis: Une jeune fille très populaire" F.Scott Fitzgerald
Traduction Jacques Tournier - Livre de Poche




« Yanci admirait son père. Elle l'admirait pour son élégance, pour le charme de ses manières. Il n' avait jamais tout à fait perdu ce qui avait fait de lui, autrefois l'un de membres les plus populaires du club Skull and Bones de Yale. Ce charme était comme un mètre-étalon, à partir duquel son tempérament de jeune fille sensible jaugeait insconsciemment tous les hommes qu'elle rencontrait. »

"Fragments du Paradis: Une jeune fille très populaire" F.Scott Fitzgerald
Traduction Jacques Tournier - Livre de Poche





"Yanci était arrivée à trouver franchement ridicule les soirées dansantes du country club. On pouvait les prendre, au début pour des carnavals féériques, où des tendres vierges, ornées de bijoux, et rougissant avec le plus rose des à propos, s'offraient d'elles-mêmes au mâle étranger et fascinant. Mais l'image avait fini par se dégrader et ce n'étaient plus désormais que des réunions banales, où se déroulait avec indécence une exhibition de mobiles mis à nu et d'échecs indiscutables."


"Fragments du Paradis: Une jeune fille très populaire"  F.Scott Fitzgerald
Traduction Jacques Tournier - Livre de Poche




Crédit photos // SLAVIA VINTAGE